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Danser ?(avait été retiré jeudi 20 septembre pour diverses raisons intrusives et spéculatives déjà expliquées)
Se taire, se censurer,
Se contenir pour faire plaisir
Eviter les remontrances.
Se concentrer et s'ennuyer.
Mais étoufer,
Rester à tout pris,
Par courrage,
Par dépit,
Par consentement,
Par besoin.
Se forcer à sourire,
Se satisfaire du résultat,
Ils ficheront la paix,
(Parqués ici avec ma nausée.)
Pourquoi pas saisir l'un d'entre-eux,
Juste le prochain guignol,
L'expédier de rage contre un mur,
Pour insulter sa lourdeur,
Pour oublier la gravité,
Sinon contraindre le regard vers eux,
L'écarter du lointain et de l'ailleurs,
Ne pas l'abandonner à sa fuite,
Ou bien le laisser s'échapper vers le plafond,
Fixement, par liberté spontanée de l'âme brute,
Tel un incontrôlable soupir mentalisé,
Une curiosité verticale,
Douloureuse et irrépressible.
L'heure vient, enfin !
Sortir du pénible, vers le haut et sans élan,
Les yeux libres de se joindre au vide,
Peut-être.
La porte fatiguée s'ouvre vers l'extérieur.
Vers les pires odeurs de la rue ?
Et là énorme surprise :
La rue n'est pas au rendez vous,
Rien d'autre qu'un paysage,
Vision surréaliste de par sa pureté:
Une mer rayonnante et accueillante,
La lumière du jour en plus heureuse,
Sensation de légèreté sans solitude,
Des fleurs éthérées, des prairies flamboyantes,
Peuplées de figures fantômatiques,
Reconnaissantes, admiratives,
Infiniment respectueuses,
Amicales, rieuses, souriantes,
Prêtes à carresser les douleurs,
Qui sont-elles ?
Des détestés, des oubliés,
Des repentis fantasmés, des amis oublieux,
Devenus spectateurs d'un règne secret,
D'une gloire trop souvent invisible,
Tous enfin admiratifs,
Amusés par toutes les intrigues enfin dévoilées.
L'orgueil et la fièreté oscillent entre paroxisme et néant.
Le combat a-t'il enfin cessé ?
Le courrage se perdra-t'il dans ce rêve lumineux et sombre ?
Non.
(one two three for
one two three for
one two three for
one two three for)
Je ferme les yeux sur tous ça,
Les rêves et ce qui est réel,
Pour sentir la musique et les jeux.
Avoir le droit d'être ainsi,
Au milieu de tout le monde,
Au milieu de la spirale,
(Au milieu de mon sourire,)
Bière à la main !!
Et danser !! (Comme j'aime !!) IntermèdeJe referme de nouveau les yeux, Le contact (à suivre)Cette fois ci la musique est lancinante mais grave, elle n'appelle aucune idee particulière. Le pouvoir des mots peut buter au creux de leur sens, la parole est le propre de la rationnalité... Que faire lorsque les émotions doivent être inscrites (et c'est la condition de leur expression verbale) dans un phrasé grammaticalement correct ? Les règles contredisent la spontanéïté. Le silence est signe d'émotion. La grande pièce est encore vide, elle n'a pas osé s'avancer plus (ou alors j'ai été aveuglé par la surprise), je suis resté dans mon coin Qui est elle ? Interprétation et réalité : ou se trouve la frontière ? Dans le désir ? Non. Effaçons (j'efface), Ignorons (J'ignore) ? Pas de mensonge; que de la transparence. L'enfant rebelle espère secrètement -y compris pour lui même- inverser les valeurs : Soit on suscite passivement l'interet soit on n'existe pas. Et tant que l'on existe pas, on développe en soit la grande pièce vide, on (je) la peuple avec les objets psychiques d'une vie passée à rêver et à espérer. ambition mégalomanie passion amour liberté complète (acomplir mes propres valeurs) création création création transmission ? La pièce est encore vide. Je ferme les yeux. Je rêve de construire cette pièce vertigineuse : Il y aurai une entrée secrète, invisible à tous, cachée dans la nature, isolée ou même au beau mileu de ce que tout le monde a l'habitude de voir. Il y aurai un couloir extrêmement long, avec un tapis roulant pour que l'invitée aie seulement le loisir d'être distraite par la longue traversée sans ressentir aucun effort pénible. Et il y aurai au bout de ce couloir cette vaste pièce horizontale et étourdissante d'espace infini, secrètement encaissée dans la terre. Le long couloir comporterai un certain nombre de détecteurs qui analyseraient la chaleur du visage, le souffle, le bruit des batement du coeur. Un système (de mon invention) créérai et projèterai des images sur des écrans, ou bien sous forme hollographique les sons, les images correspondant aux idéaux de la visiteuse, tout le long de la traversée: les émotions vécues, de l'enfance, de l'adolescence, de l'adulte naissante, ainsi que des rêves et des valeurs. L'illusion serai telle qu'elle fermerai les yeux à défaut de pouvoir fuir à cause du tapis roulant. Puis elle rouvrirai les yeux, apeurée, ses systèmes d'alerte en éveil attentif, entre sourrire émerveillé et crainte du hold up mental, du viol psychique. L'objectif est de bercer, de rassurer. L'objectif ne sera probablement pas atteind : l'illusion ne prendra jamais la place de la liberté. Alors il y a cette grande pièce, pleine de points de fuite lointains et inaccessibles. Je ne suis pas au centre, pour deux raisons : parce que d'abord je suis presque comme caché et d'autre part parce-que l'immensité est telle qu'il est impossible de définir le centre. Et pourtant elle me trouve par hazard. Mais sur invitation. (A suivre) |
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